SOULIERS DE PRINCESSE EN BOTTES DE SEPT LIEUES

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AUTOPORTRAIT À LAFAYETTE - 2013

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Paris 75018

Paris 75018

THOMAS - home

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FABRICE - Paris

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AUTOPORTRAIT EN FUMÉE - OLIVIER LE FACTEUR - Paris 18

AUTOPORTRAIT EN FUMÉE - OLIVIER LE FACTEUR - Paris 18

MORDJANE in the air - Bagnolet (93)

MORDJANE in the air - Bagnolet (93)

DESCENTE INTERDITE
AUTEUR : KARIM BOUKERCHA – EDITION ALTERNATIVES WASTED TALENT – MMXI

Texte ci-dessous : COKNEY en collaboration avec CLAIRE BAM





Pourquoi tu peins là où tu n’as pas le droit alors qu’il y a des endroits faits pour ça?


Sempiternelle question.

Pourquoi?
Rien à gagner.
Rien à gagner?

Rien d’intelligible ou de tangible pour la société dans laquelle nous évoluons.
J’échange réussite sociale, argent, famille contre désinsertion professionnelle, amendes et garde à vue, pourquoi pas prison.

Pourquoi?
Tous ont leurs raisons, celles qui feront recommencer.
Encore et encore.


« Saïd baise la police »
L’illégalité comme principe.
La légalité n’a rien à voir avec la liberté.
La légalité est pouvoir, le pouvoir est fluctuant, la légalité tout aussi évolutive, relative.
La liberté ne s’octroie pas, elle se prend.
Le graffiti est un moyen comme un autre de prendre un territoire, à un moment donné et d’en abolir lois et contraintes pour une certaine durée.

Le graffiti doit fuir les espaces concédés à la liberté.

Le graffiti est insurrection et il n’y aucune concession à faire avec l’insurrection.

L’enjeu est de libérer une zone en étudiant les négligences du pouvoir et clandestinement y développer une zone autonome,
Pour toute limite les choix de ceux qui sont là, et jouir de cet espace temps avant qu’il ne retombe sous le joug du contrat social.
Pour ressurgir ailleurs, encore et encore.

Parce que le graffiti est fait pour être vu, rappelant à tous l’existence et la possibilité de s’emparer d’un endroit et de se jouer des lois.
Même si le graffiti sur métros est important, peu de métros peints circulent.
Quand on sait que l’état verse 4,5 milliard d’euros par année à la RATP,

on peut sans mal admettre un engagement souterrain de celle-ci vis-à-vis de l’état et du pouvoir.

Dans sa démarche insurgée, le graffeur peut user de violence, pour se défendre face au pouvoir, mais son atout principal est l’invisibilité.
Pour toute trace, un souvenir, le graffiti lui-même. Stigmate que l’état tentera de rendre invisible à son tour, via le service de nettoyage de la RATP.
Le jeu du chat et du rat.

Certains y trouveront un cri de désespoir, d’autres une vaine recherche de quelques moments de liberté, pour d’autres c’est une nécessité,

Parce que les révoltes libertaires classiques peinent à aboutir et sont souvent le nid de ceux qui ne savent pas vivre leurs idées.
Quand a-t-on connu une société autonome où chacun vit librement?
Jamais hors d’un contexte de lutte pour ce qui est de nos sociétés occidentales.

Comment défendre une idée dont personne ne connaît l’application?

Il faut alors recréer ces contextes de lutte où la loi ne conditionne pas nos actes.
Ainsi il n’est plus question de grappiller la liberté, mais de la vivre, dans un espace temps créé de façon autonome.




Le graffiti parle de ça, en témoigne et le diffuse.
Assister à un acte illégal est de l’ordre de l’extraordinaire, on le verra ou le vivra et ensuite on le racontera…

De bouches en bouches l’acte illégal deviendra fable, légende urbaine et perdra tout attachement au réel.

Autre situation, plus courante, on aura « vu à la télé »…

Le peuple est rarement sujet (dans nos sociétés occidentales) à être nez à nez avec l’illégalité, c’est plus l’histoire de celui qui est au mauvais endroit au mauvais moment.

« J’ai vu à la télé »  et autres diffusions par les médias restent les façons les plus courantes d’être informé sur l’illégalité.
Mais.

Plus le nombre d’actes illégaux est grand,
Plus le nombre de personnes évoluant hors contrôle social est important,
L’état est alors en perte de contrôle,
L’ordre social  est menacé,
L’état montre qu’il n’est peut-être plus en mesure de protéger son peuple,
Le peuple a peur,
Il ne fait plus confiance à son gouvernement.
Il est bien sûr plus confortable au gouvernement de cacher au peuple cette illégalité, les médias en parleront peu, sauf si cela sert un but politique bien précis, l’évolution de la frontière légalité/illégalité, le renforcement de l’appareil sécuritaire et l’avènement à pas de loup d’un nouveau fascisme.

Le graffiti est média, il est à la portée et à la vue de tous et raconte l’au-delà de la légalité, la liberté.
On peut le censurer, mais à quel prix?
Même si le peuple est rarement face à l’acte, il en voit quotidiennement le résultat, de quoi plaire à notre cher état sécuritaire…
Perdrait-il la face à la vue de toutes ces preuves de son impuissance?

FUCK DA RATP MOUVEMENT.
BE A PIRATE





source: http://cokney.com/publishing/descente-interdite/

DESCENTE INTERDITE

AUTEUR : KARIM BOUKERCHA – EDITION ALTERNATIVES WASTED TALENT – MMXI

Texte ci-dessous : COKNEY en collaboration avec CLAIRE BAM

Pourquoi tu peins là où tu n’as pas le droit alors qu’il y a des endroits faits pour ça?
Sempiternelle question.
Pourquoi?
Rien à gagner.
Rien à gagner?
Rien d’intelligible ou de tangible pour la société dans laquelle nous évoluons.
J’échange réussite sociale, argent, famille contre désinsertion professionnelle, amendes et garde à vue, pourquoi pas prison.
Pourquoi?
Tous ont leurs raisons, celles qui feront recommencer.
Encore et encore.
« Saïd baise la police »
L’illégalité comme principe.
La légalité n’a rien à voir avec la liberté.
La légalité est pouvoir, le pouvoir est fluctuant, la légalité tout aussi évolutive, relative.
La liberté ne s’octroie pas, elle se prend.
Le graffiti est un moyen comme un autre de prendre un territoire, à un moment donné et d’en abolir lois et contraintes pour une certaine durée.
Le graffiti doit fuir les espaces concédés à la liberté.
Le graffiti est insurrection et il n’y aucune concession à faire avec l’insurrection.
L’enjeu est de libérer une zone en étudiant les négligences du pouvoir et clandestinement y développer une zone autonome,
Pour toute limite les choix de ceux qui sont là, et jouir de cet espace temps avant qu’il ne retombe sous le joug du contrat social.
Pour ressurgir ailleurs, encore et encore.
Parce que le graffiti est fait pour être vu, rappelant à tous l’existence et la possibilité de s’emparer d’un endroit et de se jouer des lois.
Même si le graffiti sur métros est important, peu de métros peints circulent.
Quand on sait que l’état verse 4,5 milliard d’euros par année à la RATP,
on peut sans mal admettre un engagement souterrain de celle-ci vis-à-vis de l’état et du pouvoir.
Dans sa démarche insurgée, le graffeur peut user de violence, pour se défendre face au pouvoir, mais son atout principal est l’invisibilité.
Pour toute trace, un souvenir, le graffiti lui-même. Stigmate que l’état tentera de rendre invisible à son tour, via le service de nettoyage de la RATP.
Le jeu du chat et du rat.
Certains y trouveront un cri de désespoir, d’autres une vaine recherche de quelques moments de liberté, pour d’autres c’est une nécessité,
Parce que les révoltes libertaires classiques peinent à aboutir et sont souvent le nid de ceux qui ne savent pas vivre leurs idées.
Quand a-t-on connu une société autonome où chacun vit librement?
Jamais hors d’un contexte de lutte pour ce qui est de nos sociétés occidentales.
Comment défendre une idée dont personne ne connaît l’application?
Il faut alors recréer ces contextes de lutte où la loi ne conditionne pas nos actes.
Ainsi il n’est plus question de grappiller la liberté, mais de la vivre, dans un espace temps créé de façon autonome.
Le graffiti parle de ça, en témoigne et le diffuse.
Assister à un acte illégal est de l’ordre de l’extraordinaire, on le verra ou le vivra et ensuite on le racontera…
De bouches en bouches l’acte illégal deviendra fable, légende urbaine et perdra tout attachement au réel.
Autre situation, plus courante, on aura « vu à la télé »…
Le peuple est rarement sujet (dans nos sociétés occidentales) à être nez à nez avec l’illégalité, c’est plus l’histoire de celui qui est au mauvais endroit au mauvais moment.
« J’ai vu à la télé »  et autres diffusions par les médias restent les façons les plus courantes d’être informé sur l’illégalité.
Mais.
Plus le nombre d’actes illégaux est grand,
Plus le nombre de personnes évoluant hors contrôle social est important,
L’état est alors en perte de contrôle,
L’ordre social  est menacé,
L’état montre qu’il n’est peut-être plus en mesure de protéger son peuple,
Le peuple a peur,
Il ne fait plus confiance à son gouvernement.
Il est bien sûr plus confortable au gouvernement de cacher au peuple cette illégalité, les médias en parleront peu, sauf si cela sert un but politique bien précis, l’évolution de la frontière légalité/illégalité, le renforcement de l’appareil sécuritaire et l’avènement à pas de loup d’un nouveau fascisme.
Le graffiti est média, il est à la portée et à la vue de tous et raconte l’au-delà de la légalité, la liberté.
On peut le censurer, mais à quel prix?
Même si le peuple est rarement face à l’acte, il en voit quotidiennement le résultat, de quoi plaire à notre cher état sécuritaire…
Perdrait-il la face à la vue de toutes ces preuves de son impuissance?
FUCK DA RATP MOUVEMENT.